Pour l'avenir économique des entreprises de presse
Depuis la deuxième moitié du 20e siècle, les entreprises de presse quotidienne doivent, dans le monde entier, faire face à la concurrence de plus en plus féroce des médias audiovisuels et, depuis quelques années, à celle d'Internet et de manière plus générale des nouveaux médias électroniques et interactifs.
L'évolution des techniques de production des journaux a aussi contraint les éditeurs de journaux à des investissements particulièrement conséquents qui ont entraîné des restructurations drastiques et de fortes compressions de personnel.
Pour lutter contre leurs concurrents, survivre et préserver leur indépendance, les entreprises de presse ont été amenées à envisager des économies d'échelle et, de ce fait, à coordonner certaines activités industrielles.
En Belgique et plus particulièrement dans le Sud du pays, la situation s'avère encore plus dramatique sur le marché de la publicité du fait de l'étroitesse du marché, de la concurrence déloyale menée par le service public de radio et de télévision et de l'impact des médias français.
La classe politique doit être consciente qu'il n'y aura pas moyen de maintenir une presse quotidienne indépendante et pluraliste en Communauté française si des mesures ne sont pas prises d'urgence afin que, compte tenu du financement public de la RTBF, des règles de concurrence loyale soient établies entre le service public et les médias privés. La politique audiovisuelle définie par la Commission européenne recommande notamment la transparence financière lorsqu'un opérateur public reçoit un financement autre que public. De plus, s'il s'agit d'activités purement commerciales, une séparation des comptes doit être instaurée dans le but d'éviter toute déviation du financement public vers des activités commerciales.